| LA ROME REPUBLICAINE (2/2). |
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Chronologie Fondation Royauté République 1 République 2 Empire 1 Empire 2 |
Ces guerres avaient fait à peu près disparaître la classe moyenne, ruinée,
victime de l'usure et de l'avidité des nobles ; il ne restait en présence
qu'une noblesse, divisée en ordre sénatorial et ordre équestre, et un prolétariat
misérable. L'aristocratie sénatoriale, redevenue toute-puissante, vit se dresser contre elle Marius, vainqueur de Jugurtha roi de Numidie (-104), des Cimbres et des Teutons, qui avaient envahi la Gaule et l'Italie (batailles d'Aix, -102 ; de Verceil, -101) ; entouré de gloire, il devint maître absolu, entreprit des réformes. La plus importante fut d'admettre dans la légion tous les prolétaires, révolution qui acheminait vers l'établissement d'une armée permanente et mettait à sa disposition des généraux, des soldats prêts à tout, s'ils y trouvaient leur profit. De plus, il se laissa entraîner par deux agitateurs : Saturninus, tribun, et Glaucia, préteur, Mais leurs violences devinrent telles, qu'il dut s'opposer à leurs desseins. Des troubles éclatèrent et il fut contraint de quitter Rome. Après son départ, le tribun Livius Drusus essaya de réconcilier sénateurs et chevaliers, et de renouveler la plèbe en obtenant pour les Italiens le droit de cité romaine. Il fut assassiné. Les Italiens se soulevèrent (Guerre sociale, -90 à -88). La répression fut énergique, mais le Sénat eut l'habileté d'accorder aux vaincus l'essentiel de ce qu'ils demandaient : tous les citoyens de l'Italie seraient citoyens romains. A ce moment, Mithridate, roi du Pont, avait soulevé contre Rome la province d'Asie, et envoyé des troupes jusqu'en Grèce. Sylla et Marius souhaitaient le commandement en chef : Sylla l'obtint, prit Athènes, remporta les victoires de Chéronée et d'Orchomène, puis passa en Asie, où Mithridate demanda la paix. Mais, en son absence, Marius revenu à Rome avait tiré vengeance de ses ennemis. Il mourut en -86. Pendant trois ans encore, le parti démagogique se livra à tous les excès. Sylla n'hésita pas à le combattre (-83 à -82). Vainqueur, il se montra impitoyable. Armé du titre de " dictateur ", il proscrivit ou fit, tuer tous ses ennemis ; ses partisans se partagèrent les dépouilles des bannis et des morts. Après quoi, il réforma la Constitution en faveur de l'oligarchie sénatoriale : les sénateurs devinrent inamovibles ; l'ordre équestre perdit ses privilèges ; les Assemblées du peuple et du tribunat furent restreintes. Puis Sylla abdiqua et mourut à Cumes, deux ans après (-78). Son oeuvre lui survécut peu. Pompée et Crassus,
consuls en -70, rendirent aux chevaliers leurs privilèges, et au peuple sa puissance.
Le premier, par ses succès sur les pirates, sur Mithridate de nouveau soulevé,
sur Tigrane roi d'Arménie, acquit un immense prestige. Mais le Sénat lui refusa,
à son retour, le consulat, et ne voulut pas ratifier en bloc ce qu'il avait
fait en Asie. Il se tourna alors vers le parti démocratique, à la tête duquel
était un neveu de Marius, Jules César : un pacte
fut conclu entre celui-ci, Pompée et Crassus (1er triumvirat). A César, nommé
consul, le peuple décerna pour cinq ans le gouvernement de la Gaule, et le nouveau
consul quitta l'Italie en -58. César, nommé dictateur à vie et censeur, se vit conférer des honneurs extraordinaires.
Ses ennemis l'accusèrent d'aspirer à la royauté, et formèrent un complot contre
lui dont Brutus en était l'âme; César fut assassiné en plein Sénat, le 15 mars
-44.
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