| GENIES. |
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Au-dessous des dieux, mais participant néanmoins de leur nature et partageant avec eux certaines prérogatives, se trouvaient les génies, les Utukku (ou Outoukou), répartis en deux groupes : les bons et les mauvais. Dans la mythologie akkadienne, ils portaient le nom d'Utukki, et ils étaient sept mauvais démons, descendants d'Anu et Antu. LES BONS. mythologica.frLes bons génies, qu'on appelait Shedu ou Lamassu, jouaient auprès de l'homme le rôle de protecteurs. Ils le défendaient contre les puissances mauvaises, portaient aux dieux ses hommages et attiraient sur lui la faveur divine. On les voyait se dresser à la porte des temples sous la forme de taureaux ailés à face humaine. Mais ils ne se bornaient pas à ce rôle de gardiens des enceintes sacrées. Invisibles et présents, ils se tenaient aux côtés des hommes, les suivaient dans la rue, à la guerre, car, ainsi qu'il était dit, « celui qui n'a pas de dieux lorsqu'il marche dans la rue, le mal de tête le couvre comme un vêtement ». LES MAUVAIS. mythologica.fr![]() Amulette datant d'environ 625-539 avant notre ère Dessin © Stéphane Beaulieu, d'après "le noir et vert" de 2003: 181. C'est qu'à tout instant l'homme est en butte aux forces malfaisantes, représentées par les mauvais outoukkou. Ce sont d'abord les edimmu (âmes des morts) qui n'ont pas reçu de sépulture ou à qui l'on a négligé de rendre le culte funéraire : ils se vengent en tourmentant les vivants. Encore ceux-là peut-on les apaiser en leur offrant un repas funèbre, le Kispu, ou une libation d'eau. Mais il faut compter avec d'autres utukku plus redoutables. Issus du monde inférieur, de l'arallou, ou émanés « de la bile d'Ea », ces mauvais génies, Asak ou Asakku en Akkadien, accablent les hommes de maladies, leur inspirent des actions criminelles, jettent la désunion dans les familles, font périr les troupeaux. On a raison de les comparer à « l'ouragan qui avec fureur se déchaîne dans les cieux » ou au « vent qui se lève et jette l'obscurité sur le jour brillant ». Nul moyen de les apaiser, car « ils n'écoutent ni la prière ni la supplication». ![]() Lamashtu datant d'environ de 605-562 av. notre ère. Dessin © S. Beaulieu, après Pritchard 1969: 215, Planche 657 Ils ne respectaient pas les dieux eux-mêmes et ils osèrent un jour s'attaquer à Sîn, dont ils voulurent éclipser la lumière bienfaisante. BIBLIOGRAPHIE. mythologica.fr
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