PAN. |
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Dieu des Bergers, des pâturages et des bois, né en Arcadie. Il existe plusieurs versions confuses sur sa naissance. ![]() Pan et Psyché d'après Edward Burne-Jones Avec le grand nombre de nymphes qu'il a courtisé, sa descendance est aussi complexe; Nonnos dans les Dionysiaques ( XIV, 67 sqq) en cite un nombre impressionnant. Il était si laid en naissant avec ses cornes et ses pieds de bouc, que sa mère l'abandonna. Hermès le transporta sur l'Olympe où il fit rire tous les dieux et en particulier Dionysos. Il mit en fuite les Titans en guerre contre les dieux grâce à sa voix redoutable amplifiée par les conques qu'il avait découvert sur le rivage. Par la suite il mis au point d'autres instruments de musique comme le chalumeau ou la flute de Pan, puis fier de son succès musical auprès des nymphes, il osa défier Apollon; le concours se déroula devant Tmole pris pour arbitre qui jugea que le son de la lyre l'emportait sur la flûte de Pan, tout le monde souscrivit à ce jugement. Seul Midas fut d'un avis contraire et Apollon pour punir lui donna des oreilles d'âne. ![]() Pan poursuivant Syrinx d'après François Marot Il ne fut guère plus chanceux quand il s'opposa à Eros qui lui inspira un amour non payé de retour pour la nymphe Syrinx; elle préféra être changée en roseaux que de lui céder. Pan pour se consoler pris une brassée de roseaux et fabriqua une flûte champêtre appelée syrinx ou flûte de Pan. Génie de la nature sauvage,
son culte fut associé à celui de la Grande-Mère; plus tard, Pan entra dans le
cortège de Dionysos. Pour les stoïciens et les orphiques, il devint le dieu
de la Vie universelle et le Grand-Tout. Comme tous les dieux sylvains il s'amusait à faire peur aux voyageurs qui s'égaraient dans les bois. Il les épouvantait souvent par
ses brusques apparitions d'où l'expression de terreur panique. On raconte que juste avant la bataille de Marathon il aurait promis aux grecs d'effayer les Mèdes à condition de recevoir un culte en Attique. On disait aussi que lorsque les gaulois conduits par Brennos traversèrent la Phocide pour venir piller Delphes ils furent saisis d'une peur panique, provoquée par ses cris, qui les arrêta. ![]() Pan Le culte de Pan, inconnu en Grèce au temps d'Homère et d'Hésiode, parait être originaire d'Arcadie, et s’être répandu petit à petit dans les contrées helléniques par Epiménide, poète et chaman crétois. Les Athéniens, quelque temps avant la bataille de Marathon, ignoraient le nom de Pan. Il était aussi vénéré à Trézène, aux sources de l'Erésinus en Argolide, à Sicyone, à Oropus, à Athènes, qui lui avait dédié une grotte prés de Marathon car il passait pour avoir déterminé la déroute des Perses et où un groupe de rochers portait le nom de troupeau de Pan, à Salamine, sur le Parnasse, à Homole en Thessalie. ![]() Syrinx ou flute de pan Il est représenté tantôt avec des cornes et des pieds de bouc, une longue barbe et des cheveux crépus, et tantôt comme un beau jeune homme aux cheveux flottants, reconnaissable seulement à ses petites cornes, à sa syrinx et sa houlette. Son corps est couvert d'une nébride et la tête couronnée de pommes de pin. Les bas-reliefs le montrent présidant aux danses des nymphes, ou bien, ivre, agacé par les nymphes et poursuivi par les satyres.
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Satyres |
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