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Les Muses étaient les filles de Zeus et de Mnémosyne (la Mémoire), elles présidaient aux Arts.
Pausanias pensait qu'il y avait deux générations de Muses.
A l'origine les Muses étaient au nombre de trois, elles répondaient
aux noms de Mélété (Soin), Mnémé (Mémoire)
et Aoidé (Chant). C'est Hésiode qui fixa leur nombre traditionnel
à neuf et leur donna à chacune le nom connu actuellement, mais leurs attributions
ne fut déterminées que beaucoup plus tard.
Elles demeuraient dans les montagnes, en particulier celles de l'Hélicon,
en Béotie, et de Piérie, près de l'Olympe. Elles possèdent des
voix si belles et leurs chants sont si beaux qu'un jour le mont Hélicon
où elles résident se gonfla de plaisir au point d'atteindre
le ciel. Pégase, d'un coup de sabot, fit
jaillir la source Hippocrène pour qu'il revienne à sa forme
initiale. Les Muses étaient associées à Apollon en tant que dieu de la
Musique et des Arts.
Elles dansaient avec lui et avec d'autres divinités, les Grâces et les
Heures, lors des fêtes sur l'Olympe.
Les Muses n'intervinrent que fort peu dans la mythologie; on peut citer
quelques épisodes:
• Elles assistèrent aux noces de Thétis et de Pélée et à celles de Cadmos
et d'Harmonie.
• Lorsque Thamyris se vanta de leur être supérieur, elles allèrent à Dorium,
en Messénie, où elles le rendirent aveugle et le privèrent de sa mémoire. (Homère, Iliade, II, 595)
• En revanche pour compenser la cécité de Démodocos, elles lui enseignèrent
l'art du chant qu'il utilisa pour chanter les exploits d'Ulysse devant
le héros lui-même.
• Les Piérides, qui étaient les neuf filles de Pieros et d'Evippé, engagèrent
un concours de chant avec les Muses, mais elles perdirent car le jury
était composé de nymphes; pour les punir de leur audace, les Muses les
transformèrent en choucas.
• Le Sphinx aurait appris des Muses l'énigme qu'il posait à tous les voyageurs qu'il rencontrait.
• Elles chantèrent un thrène aux funérailles d'Achille (Homère, Odyssée, XXIV, 60 sqq.)
La première des neuf Muses, son nom signifie "célébrer" en grec; aussi est-elle,
par excellence, la Muse de la poésie épique et de l'Histoire. De nombreuses
statues la représente assise ou debout couronnée de lauriers et tenant
en général un livre à la main. Clio (Kleiw) ayant un jour osé blâmer Aphrodite
sur son amour pour Adonis, cette dernière irritée, lui inspira une passion
violente pour Piéros qui la rendit mère de Hyacinthos. (ou selon certains
de Linos et Hyménée comme Uranie) et d'une fille Polyboea qui passe pour la mère d'Orphée.
Divinité champêtre, Thalie (Qaleia) présidait aux banquets joyeux. Plus tard elle devint la Muse de la comédie. Thalie était représentée sous les traits d'une jeune fille couronnée de lierre, tenant dans la main le pedum rustique et de l'autre un masque. Les Corybantes passaient pour ses enfants (Apollodore I,18).
Erato (Eratw) présidait à la poésie lyrique mais aussi à la poésie plus légère, érotique et anacréontique. On la représentait vêtue d'une robe très ample, tenant à la main une lyre ou une cithare.
D'après Apollodore (VIII,4,2) elle était la mère d'Azan et dont le père était Arcas.
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