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Les légendes où Arès apparait sont peu fréquentes et comme dans ses amours il apparait rarement à son avantage.
Les combats d'Arès
Arès est sans doute un guerrier redoutable mais sa fougue et son impétuosité ne le mettent pas à l'abri de blessures ou de défaites.
Pendant la guerre de Troie, Arès combattit du côté
des Troyens, alors qu'il avait promis à sa mère et à Athéna de seconder les Grecs; mais il joua là un rôle indigne. Assisté
d'Athéna, Diomède le blessa sérieusement, ce
dont le dieu se plaignit à Zeus. Plus tard, il essaya de nouveau de se
joindre à la bataille, malgré l'interdiction de Zeus,
mais Athéna l'en empêcha en l'insultant.
Au cours de la dispute,
Arès attaqua la déesse et lança son javelot vers
sa direction mais Athéna réussittç détourner le jet avec son bouclier magique couvert de l'Egide); Athéna ne fut pas blessée,
mais, au contraire, elle étourdit Arès d'un coup de
pierre. Comme Aphrodite tentait de le mettre à l'abri, Athéna
assomma cette dernière d'un coup de poing qui alla elle aussi se plaindre à Zeus
Ce ne fut pas la seule fois qu'Arès
fut vaincu.
Lorsque Héraclès,
sur le chemin de Delphes, au bord du golfe de Pagases, fut défié par Cycnos, le fils
d'Arès, le dieu lui-même se mêla au combat. Mais
le héros, assisté d'Athéna, tua le brigand Cycnos
et blessa Arès à la cuisse ou bien Zeus sépara d'un coup de foudre les deux combattants.
Dans une autre circonstances, devant Pylos, Héraclès blessa Arès à la cuisse et le dépouilla même de ses armes.

Ø Mars et Réa Silvia d'après RUBENS
© Liechtenstein Museum, Vienne
Arès enchaîné
Parfois il semble même un peu stupide; un jour, il fut enchaîné
et enfermé dans un pot de bronze pendant treize mois par les géants
Otos et Ephialtès, les Aloades (fils de Poséidon), qui avaient
décidé de déclarer la guerre aux dieux et d'escalader
le ciel en mettant les montagnes les unes sur les autres. Il aurait péri
si Hermès n'avait pas été informé de son infortune
par Eriboea, la nourrice des géants, prise de compassion pour ce dieu déchu.
Une fois délivré, Arès s'enfuit à Naxos pour se cacher.
Mission accomplie
Une autre fois il réussit la mission que lui avait confiée
Zeus en libérant Thanatos que Sisyphe,
roi de Corinthe, retenait prisonnier.
Le meurtre d'Hallirhothios
Pour avoir violenté sa fille Alcippé qu'il avait eu d'Aglauros, fille de Cécrops, il tua de sa main Hallirhothios, le fils de Poséidon. Pour ce meurtre il fut jugé par les dieux réunis en assemblée à proximité de l'Acropole. Lors du jugement les voix se partagèrent de façon équitable et c'est le vote de Zeus (ou d'Athéna) qui fit pencher la balance en sa faveur. Il fut acquitté mais dut se soumettre à une longue servitude. La tradition veut qu'Arès ait donné à cette colline le nom d'Aréopage en souvenir de ce jugement et il y aurait institué un tribunal destiné à juger les meurtres.
Toutefois Eschyle donne une version différente: d'après lui ce seraient les Amazones qui auraient établi sur cette colline un sanctuaire à leur protecteur et père à la fois et lui auraient donné le nom d'Aréopage.
Le cycle d'Arès était pauvre. Il n'a jamais été très populaire en Grèce.
Ses temples étaient rares (Pausanias n'en cite aucun), et peu fréquentés. Son culte originaire de Thrace
se déroulait principalement à Sparte et Thèbes. Les Athéniens
lui avaient consacré le rocher de l'Aréopage.
En revanche Mars était plus reconnu chez les romains. A l'époque classique, il apparait comme le dieu de la Guerre et apparait dans la légende de Rhéa Silva
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