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Tara est l'une des divinités les plus populaires du bouddhisme tibétain. Son nom signifie à la fois « Celle qui délivre » et « étoile ». Considérée comme une émanation du Bodhisattva Avalokitésvara, elle était née d'un beau lotus qui flottait dans l'une de ses larmes afin de lui apporter son aide.
Les premières représentations de la déesse datent du VIe siècle de notre ère, époque à laquelle Tara était considérée comme la Shakti ou l'épouse d'Avalokitésvara. Au Tibet, où son culte se répandit au Xe siècle, on disait que la déesse se réincarnait dans chaque femme vertueuse. Depuis lors, elle a été largement adorée en tant que divinité personnalisée. Tara se présente sous 21 formes différentes, chacune avec une couleur, une position et des attributs distincts, et chacune représentée soit calme, soit courroucée.
Les formes les plus courantes sont la Tara verte et la Tara blanche.

Tara verte
Tara verte

Tara Verte (en tibétain Drölma Jang) est l'aspect le plus courant de Tara. Sa couleur verte est celle de l'activité éveillée et de la compassion.
Le vert indique que Tara agit pour ceux qui la prient avec la rapidité du vent également de couleur verte dans la symbolique bouddhiste.
Le symbolisme de sa posture :

• la jambe gauche, repliée, indique qu'elle n'est plus soumise aux perturbations internes.
• la jambe droite, déjà à demi dépliée, indique qu'elle est prête à se lever pour aller secourir les êtres; même si Tara est libérée du samsara, elle reste pour aider ceux qui souffrent.
Elle soulage des difficultés temporelles et guide vers la libération, la fin de toute souffrance.
• De la main droite, elle fait le moudra du don, signifiant l'accomplissement.
• La main gauche accomplit le moudra du refuge : son pouce et son annulaire qui se touchent symbolisent l'union des moyens habiles et de la connaissance.
• Ses trois autres doigts dressés représentent les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma et la Sangha.
• Les tiges de lotus bleu dans ses mains indiquent qu'elle est pleinement épanouie et pleine de compassion.

Au Tibet, on considère souvent la Tara blanche comme une forme de la Tara verte. Il s'agirait d'une forme de Sarasvati, l'épouse de Brahma.Tara Blanche (en tibétain Drölma Kar) est une divinité de longue vie. Son initiation et sa pratique sont utilisées dans le but d'avoir une longue vie et lorsqu'on est gravement malade. Les disciples offrent souvent une représentation peinte de Tara Blanche ou d'une autre divinité de longue vie à leur maître spirituel en le priant de vivre longtemps afin qu'il puisse continuer à les guider.

Tara blanche
Tara blanche


Tara Blanche se distingue de Tara Verte car elle possède sept yeux : trois sur le visage, deux dans les paumes des mains, deux dans les plantes des pieds et qu'elle est assise dans la posture du vajra.

Le symbolisme de Tara Blanche :
• couleur blanche : symbolise l'absence d'ignorance.
• sept yeux : elle voit la réalité ( vacuité ) et possède amour, compassion, joie et équanimité .
• ornements ( soieries et joyaux ) : maîtrise des qualités et des actes.
• le dos droit : une méditation semblable au diamant qui ne vacille jamais.
• la lune derrière elle : la félicité inépuisable.

Les épouses de Songtsen Gampo, roi tibétain du VIIe siècle, étaient toutes des incarnations de ces deux Tara. Rouge, jaune ou bleue, Tara est considérée d'humeur menaçante, tandis que verte ou blanche, elle est affectueuse. D'après les bouddhistes tibétains, leurs ancêtres sont Avalokitésvara, sous la forme d'un singe, et Tara (sGrolma), sous la forme d'une ogresse des rochers.

BIBLIOGRAPHIE. mythologica.fr

  • Encyclopédie Universalis.
  • Dictionnaires et encyclopédies Larousse tous types et tous siècles.
  • Mythes et mythologie de Félix Guirand et Joël Schmidt; (Larousse, 1996).
  • Encyclopédie de la mythologie d'Arthur Cotterell; (Parragon, 2004).(P. 164 sqq)
  • Mythes et légendes du monde entier; (Lodi, 2006). (Page 368 sqq)
  • Petit Larousse des mythologies du monde; (Larousse, 2007).
  • Bardo-Thödol : Le livre tibétain des morts (Albin Michel, 1981)
  • Mythes et Dieux tibétains par Fabrice Midal Editions Poche 2000.
  • Le bouddhisme de Fabrice Midal, Presses de la Renaissance 2007.
  • Encyclopédie illustrée de la mythologie de A. Cotterell - R. Storm; (Orxois, 2000)
  • Dictionnaire des mythologies en 2 volumes d'Yves Bonnefoy; (Flammarion, 1999). (P. 2085 sqq)
  • Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort de Sogyal Rinpoché, Dalaï-Lama (Poche 2005)
  • La mythologie tibétaine Anne-Solange Tardy , Elène Usdin, (Acte Sud Junior, 2011)











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