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Le droit romain est, de toutes les législations de l'antiquité, non seulement
la mieux connue, mais encore celle dont on peut le plus complètement suivre
l'évolution de ses origines jusqu'à son déclin, en passant par une phase de
brillant épanouissement. Aucune n'a été plus longtemps en vigueur, et n'a exercé
une influence plus marquée sur la formation du droit moderne, et de là vient
l'intérêt que présente son étude pour le jurisconsulte et pour l'historien.
A ses origines, le droit romain eut un caractère étroit et formaliste. Il était
étroit en ce qu'il était fait exclusivement pour les membres de la cité (jus
civile) ; il était formaliste, c'est-à-dire que l'adhésion à une opération
juridique devait se manifester par des actes extérieurs et matériels. La plus
ancienne source du jus civile fut la coutume, qu'une loi rendue dans des conditions
particulière, la loi des Douze Tables, vint fixer. Le progrès du droit fut assuré
à Rome, plus que par les lois et les plébiscites, par l'interprétation des jurisconsultes
(responsa prudentium) et les édits des magistrats.
Parmi ces derniers, les préteurs surtout jouèrent un rôle considérable dans
la transformation des institutions romaines. L'organisation artificielle de
la famille romaine, le caractère exclusivement romain de la propriété, dite quiritaire , le formalisme des contrats et de la procédure, trouvèrent
dans le droit prétorien des atténuations et des correctifs.
L'Empire, particulièrement sous les Antonins, fut l'époque la plus brillante
de la jurisprudence romaine ; ce fut le tempe des grands jurisconsultes, l'époque
classique. Le droit romain est à son apogée ; bien que reposant toujours sur
les solides assises du jus civile, il s'est assoupli à toutes les nécessités
de la pratique, et aux exigences de relations sociales plus étendues.
Les Romains ont connu à côté du jus civile un droit sans formes propres
: le jus gentium, commun à tous les habitants de l'Empire.
Les lois et plébiscites disparaissent avec la liberté politique, et font place
aux sénatus-consultes et aux Constitutions impériales. Puis, le droit étant
unifié, arrive l'ère des codifications : codes Grégorien, Hermogénien, Théodosien, enfin la législation de Justinien (Code Digeste, Institutes,
Novelles) des résultats déjà acquis par la pratique, a débarrassé le droit de
son caractère archaïque.
Après Justinien, le droit romain fait place en Orient au droit dit " byzantin
". En Occident, les Barbares ont maintenu pour leurs sujets romains leurs lois
personnelles. Il fallut la renaissance des études du droit romain, à partir
du XI siècle, pour l'amener à une floraison nouvelle. (V. Glose, Bartole). Durant
tout le moyen âge, il resta la législation de toute une partie de la France
: les pays de droit écrit.
Quoique le droit romain soit aujourd'hui une législation morte, c'est encore
de ses doctrines que le droit moderne tient ses principes fondamentaux en diverses
matières (propriété, servitudes, obligations, etc.)
BIBLIOGRAPHIE. mythologica.fr
- Dictionnaires et encyclopédies Larousse tous types et tous siècles
- Encyclopédie Universalis.
- Dictionnaire de la civilisation romaine de JC FREDOUILLE chez Larousse (1996)
- Le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de DAREMBERG et SAGLIO.
- Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine de Pierre GRIMAL; Editions PUF
- Histoire romaine de Marcel Le Glay, Jean-Louis Voisin, et Yann Le Bohec; Editions PUF Quadrige
- Histoire de la civilisation romaine de Hervé Inglebert, Pierre Gros, et Gilles Sauron; Editions PUF
- Histoire romaine, de Dominique Briquel, Giovanni Brizzi, JM Roddaz, et François; Hinard Edition Fayard
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