Rashnou était la personnification de la vertu et assurait le jugement des morts dans la mythologie de l'ancien Iran. Lorsqu'une personne venait a mourir, ses bonnes et ses mauvaises actions étaient soupesées dans une balance en or pour déterminer son avenir.
Il fallait aux juges trois jours et trois nuits pour prendre leur décision; entre-temps, l'âme du défunt planait au-dessus de son corps, méditant sur sa vie et attendant anxieusement le verdict.
Une fois le jugement rendu, l'âme était envoyée vers le Chinvat ou Cinvat (Pont) menant au paradis d'Ahura Mazda. Une dame aidait les âmes pieuses à traverser l'ouvrage. Quant aux âmes impures, elles se retrouvaient sur un pont aussi tranchant qu'une lame de rasoir et ne pouvaient empêcher leur chute vers l'abîme, où les démons les attendaient pour leur infliger toutes sortes de châtiments plus cruels les uns que les autres.
Cependant, le séjour au paradis ou en enfer n'était que provisoire, car la personne ne serait jugée dans sa totalité, corps et âme, qu'au jour de la résurrection.
BIBLIOGRAPHIE. mythologica.fr
- Dictionnaire des mythologies en 2 volumes d'Yves BONNEFOY, Flammarion, Paris 1999.
- Mythes et mythologie de Félix Guirand et Joël Schmidt (Larousse 1996).
- Dictionnaires et encyclopédies Larousse tous types et tous siècles.
- Encyclopédie Universalis.
- Encyclopédie de la mythologie d'Arthur Cotterell Edition Parragon 2004.
- Encyclopédie illustrée de la mythologie de A. Cotterell et R. Storm. Editions de l'Orxois 2000.
- Mythes et légendes du monde entier Editions de Lodi 2006.
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