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LE ROI, MON SOLEIL |
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Si les rois du pays des Hatti ont réussi, par les armes, à contenir la colère des peuples soumis, ils n'ont jamais pu contrer la volonté divine. Et n'est-ce pas une punition divine que cette ruine de l'empire, cet abandon du pays par les dieux, puisque, comme le dit la prière: «La terre appartient au dieu de l'Orage. Le ciel, la terre et les hommes appartiennent au dieu de l'Orage. Il a fait du labama son régent et lui a donné tout le pays hittite. " ? Ce roi, grand prêtre du royaume, qui se dit lui-même «Mon Soleil", aurait-il négligé certains de ses devoirs religieux par lesquels il se doit d'assurer bien-être et sécurité au pays? Si quelque chose ne va pas dans le pays, n'est- ce pas parce que ce roi, qui fut choisi et consacré par un dieu, a commis une faute? Car, s'il est «l'aimé des dieux» auxquels il doit rendre hommage, il n'en est pas moins leur « régent», celui à qui incombent les charges de la politique intérieure et extérieure. Responsable de l'ordre du monde sur terre, il dirige ses sujets, s'allie avec les peuples voisins, dont il fait parfois ses vassaux, combat les ennemis du royaume et s'empare de leurs dieux quand il n'a pas réussi à les amener pacifiquement dans sa sphère d'influence. Juge suprême, il dicte la loi, et la reine gouverne à ses côtés. Si, comme son époux, elle se doit tout d'abord aux dieux, son rôle politique n'en est pas moins important, puisqu'elle règne indépendamment du roi. L'Empire hittite, en réservant une place de choix à la femme, fut, à cet égard, une exception au sein des royautés orientales. |
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