sommaire APOGEE DES HITTITES.

barre
menu
jaune Accueil.
vert Arts.
jaune Carte.
grey Histoire.
vert Civilisation.
jaune Glossaire.
rouge Mythologie.
grey Religion.
separ
Divinités hittites
separ

Le pouvoir hittite s'enlise, malgré une tentative de rétablissement par le roi Telebinou, soucieux de dicter à son pays une nouvelle loi de succession qui mettrait fin aux prétentions de la noblesse comme à l'arbitraire même du roi. Les rois qui lui succèdent ne sont pas tous connus, mais aucun ne semble avoir été assez fort pour s'opposer à la puissance mitannienne, et il faut attendre 1385 av. notre ère, lorsque Souppilouliouma s'empare du trône, pour que l'empire renaisse et atteigne l'apogée de sa puissance.

Souppilouliouma restaure la puissance hittite en Anatolie, mène plusieurs guerres d'envergure en Syrie et l'occupe, du Liban à l'Euphrate, puis conclut une série d'ac- cords avec des souverains voisins. La plus grande partie de l'Anatolie est reprise, les prétentions hégémoniques du Mitanni sont brisées, et les possessions syriennes du pharaon d'Egypte sont transformées en royaume confiés à des princes hittites. Mais, en 1346 av. notre ère, quand il meurt, t'est aussi une administration intérieure sacrifiée, des souverains « amis» négligés et des devoirs religieux omis qu'il lègue à ses successeurs. Très vite après la disparition du monarque prestigieux, les pays de l'empire se révoltent, pendant qu'une nouvelle puissance, l'Assyrie, profitant de la disparition du Mitanni, menace ses frontières sur l'Euphrate.

L'empire des successeurs de Souppilouliouma s'abîme dans des guerres incessantes, à l'intérieur comme à l'extérieur. En Syrie, chaque tentative hittite est un risque de guerre avec l'Egypte, qui affirme sa présence dans la région. Moursili II puis Mouwatalli épuisent le pays dans cette lutte d'influence, jusqu'à l'affrontement avec Ramsès II, à Qadesh, dont l'issue ne semble pas avoir réglé la question pour autant.

L'empire vivra ainsi, de luttes et de diplomatie, jusqu'à l'aube duxne siècle av. notre ère, puis s'écroulera subitement, dans des conditions obscures, comme les autres grandes villes du Proche- Orient. Il disparaît à jamais de la carte du monde, mais sa culture revivra, après quelques siècles, dans de petites principautés «néo-hittites ".

LE ROI, MON SOLEIL. mythologica.fr

Si les rois du pays des Hatti ont réussi, par les armes, à contenir la colère des peuples soumis, ils n'ont jamais pu contrer la volonté divine. Et n'est-ce pas une punition divine que cette ruine de l'empire, cet abandon du pays par les dieux, puisque, comme le dit la prière: «La terre appartient au dieu de l'Orage. Le ciel, la terre et les hommes appartiennent au dieu de l'Orage. Il a fait du labama son régent et lui a donné tout le pays hittite. " ?

Ce roi, grand prêtre du royaume, qui se dit lui-même «Mon Soleil", aurait-il négligé certains de ses devoirs religieux par lesquels il se doit d'assurer bien-être et sécurité au pays? Si quelque chose ne va pas dans le pays, n'est- ce pas parce que ce roi, qui fut choisi et consacré par un dieu, a commis une faute?
À chaque événement contraire à l'éclat et à la puissance de l'empire, les Hittites s'attachent à détermiiner quelle fut la faute, par toutes sortes de pratiques magiques, mais aussi par le raisonnement logique. Moursili II, qui règne peu de temps après Souppilouliouma, à l'occasion d'une épidémie de peste, reconnaît la faute de ses pères qui négligèrent l'offrande au fleuve Mala (Euphrate) et se demande même s'il n'a pas avivé le courroux divin en faisant une entorse à un accord conclu avec les Égyptiens.

Car, s'il est «l'aimé des dieux» auxquels il doit rendre hommage, il n'en est pas moins leur « régent», celui à qui incombent les charges de la politique intérieure et extérieure. Responsable de l'ordre du monde sur terre, il dirige ses sujets, s'allie avec les peuples voisins, dont il fait parfois ses vassaux, combat les ennemis du royaume et s'empare de leurs dieux quand il n'a pas réussi à les amener pacifiquement dans sa sphère d'influence.

Juge suprême, il dicte la loi, et la reine gouverne à ses côtés. Si, comme son époux, elle se doit tout d'abord aux dieux, son rôle politique n'en est pas moins important, puisqu'elle règne indépendamment du roi. L'Empire hittite, en réservant une place de choix à la femme, fut, à cet égard, une exception au sein des royautés orientales.

Source: Grande Encyclopédie Larousse 1971

BIBLIOGRAPHIE. mythologica.fr

  • Encyclopédie Universalis.
  • Dictionnaires et encyclopédies Larousse tous types et tous siècles.
  • Mythes et mythologie de Félix Guirand et Joël Schmidt; (Larousse, 1996).
  • Encyclopédie de la mythologie d'Arthur Cotterell; (Parragon, 2004).
  • Mythes et légendes du monde entier; (Lodi, 2006).
  • Petit Larousse des mythologies du monde; (Larousse, 2007).
  • Dictionnaire des mythologies en 2 volumes d'Yves Bonnefoy; (Flammarion, 1999).
  • Encyclopédie illustrée de la mythologie de A. Cotterell - R. Storm; (Orxois, 2000)
  • Mythe et épopée de Georges Dumézil; (Gallimard, 1995).







 fiche précédente
retour
 Accueil principal du site  Haut de page Copyright © Mythologica.fr
2001 - 2009
 Impression fiche  Courriel