| CEYX et ALCYONE 3. |
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Il n'y a plus d'espoir pour moi. Mais donne-moi tes larmes afin que je ne descende pas sans être pleuré dans le royaume de l'ombre. » Dans son sommeil, Alcyoné gémit et tendit les bras pour l'étreindre. Elle cria : « Attends-moi. J'irai avec toi », et son cri la réveilla. Elle avait maintenant la conviction que son mari était mort ; c'était bien lui qu'elle avait vu, ce n'était pas un rêve. « Il paraissait si pitoyable », se dit-elle. « Il est mort et bientôt je mourrai moi aussi. ![]() Alcyoné d'après Draper Comment pourrais-je vivre ici alors que
son pauvre corps est ballotté par les flots ? Jamais je ne t'abandonnerai,
mon cher époux ; je vais essayer de ne plus vivre. Le
cœur rempli de pitié et d'horreur, elle le regardait dériver
lentement vers elle. Il était maintenant près du promontoire,
presque tout près d'elle. Et alors, ô merveille, au lieu de s'abimer dans les flots voici
qu'elle les survolait. Elle avait des ailes, son corps était recouvert
de plumes. Elle était transformée en oiseau. Les dieux étaient
bons et bienveillants. Mais leur amour n'avait pas varié. On les voit toujours
ensemble, volant ou voguant sur les vagues. Il y a sept jours, chaque année,
pendant lesquels la mer se fait tranquille et calme ; aucun souffle de vent
n'agite les eaux. Alcyoné alors couve son nid qui flotte sur la mer,
Le charme est rompu quand les oisillons éclosent; mais chaque hiver,
ces jours de paix parfaite reviennent et on les appelle les jours d'Alcyoné. |
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