LINOS. |
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Suivant une tradition d’Argolide, Psamathé, la fille du roi Crotopos, avait eu d’Apollon un fils, Linos. Craignant le courroux de son père, elle exposa l’enfant. Des bergers le recueillirent, mais, peu après, il fut dévoré par des chiens. Psamathé ne put cacher sa douleur et découvrit ainsi sa faute. Furieux, son père la fit mettre à mort. Ce double crime entraîna la colère d’Apollon, qui châtia la cité d’Argos en envoyant une Harpye, puis la peste. Interrogé l’oracle de Delphes ordonna aux Argiens d’établir un culte à la mémoire et en l’honneur de Linos et de Psamathé : aussitôt, l’épidémie cessa. En Béotie, une autre légende donnait à Linos une Muse pour mère. Excellent musicien, il avait été chargé d’instruire Héraclès. Mais un jour que Linos s’était permis de réprimander son élève indocile, le héros tua son maître. On racontait encore que Linos avait eu l’imprudence de rivaliser avec Apollon en prétendant qu’il jouait mieux de la lyre que le dieu. Ce dernier courroucé, l’aurait tué pour le punir de son insolente vanité.
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Apollodore, Bibliothèque: Hésiode, Théogonie: Homère, Iliade: Homère, Odyssée: Nonnos, Dionysiaques: Ovide, Métamorphoses: Pausanias, Périégèse: Virgile, Enéide: Virgile, Géorgiques: |
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