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Dieu crocodile, Sobek symbolisait la force des pharaons égyptiens. Fils de Neith. Dépeint comme un crocodile ou sous une forme humaine avec une tête de crocodile,

LEGENDE. mythologica.fr

Sobek
Sobek

Il est couronné ou bien par une paire de plumes ou bien parfois par une combinaison du disque solaire et de l'uraeus.

On a considéré Sobek comme une déité quadruple qui représentait les quatre dieux élémentaires (Rê, le feu, Shou, l'air, Geb, la terre et Osiris, l'eau).

Dans le Livre des Morts, Sobek apporte son aide dans la naissance d'Horus; il va chercher Isis et Nephthys pour protéger le défunt et il aida à la neutralisation de Seth.

Sobek – Divinité crocodile considérée par les habitants de la région fertile du Fayoum comme le créateur de l’univers, le démiurge qui a ordonné le monde, le dieu suprême dont on ne doit sous aucun prétexte attiser la colère, Sobek aurait surgi un jour des eaux boueuses de l’océan primordial pour créer l’univers. Adoré à Kom Ombo, sur la rive droite du Nil, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Assouan, son temple, élevé à l’époque ptolémaïque, a la particularité d’être un double sanctuaire, consacré dans sa partie gauche au culte d’Haroëris le faucon, dieu du ciel, et dans sa partie droite à celui de Sobek le crocodile, dieu souverain des eaux et de la fertilité. Les deux divinités se complètent : la première incarne la lumière, la seconde, l’eau : deux éléments essentiels à la vie. Sobek sera même chargé de récupérer au fond du Nil les mains d’Haroëris coupées par Isis parce qu’elles ont été souillées par le sperme de Seth. Sobek récupère également les quatre fils d’Haroëris, gardiens des vases canopes, nés d’une fleur de lotus, le nénuphar du Nil, et dérivant sur l’océan primordial, et les met à l’abri. Temple Kom Ombo Photo Hajor – Wikipédia Patron des marais, fils de Neit, la tisserande divine, architecte de l’univers, protecteur de la Moyenne-Egypte, il serait, dans l’Ennéade, né de la métamorphose d’une mèche de cheveux du dieu de la Terre. Geb, voulant asseoir sa puissance, dérobe à son père Rê, l’Uraeus, symbole du pouvoir royal, représentant un cobra femelle qui, enroulé autour du disque solaire, crache des flammes pour anéantir les ennemis du dieu-soleil. Mais le souffle du serpent divin brûle au visage Geb, qui n’apaise sa douleur qu’en appliquant sur sa blessure une mèche de cheveux de Rê. C’est cette mèche, que des serviteurs plongent bien des années plus tard dans les eaux du lac At Noub pour la purifier, qui se métamorphose en Sobek, le dieu crocodile. Au même moment, des ennemis de Pharaon surgissant des eaux sont décimés par le crocodile divin. Parce qu’il a émergé des eaux, Sobek est un dieu aquatique associé à la notion de fertilité. Sa seule présence fait croître la végétation. Certains prétendent même qu’on peut l’entendre rire aux éclats quand débute l’inondation. Animal vorace surgi des ténèbres du monde primitif, le crocodile divin est associé aux monstres de l’univers souterrain et aux ennemis de l’équilibre terrestre. Mi-homme, mi-alligator, il est considéré comme l’allié de Seth qui se serait revêtu d’une peau de crocodile pour échapper au châtiment qu’il encourait pour avoir tuer son frère Osiris, dieu des morts et pharaon des premiers temps. C’est parce qu’il se serait régalé des fragments du corps dépecé que le crocodile serait pourvu d’une grande gueule et de si nombreuses dents. L’âme du dieu de la fécondité et du milieu aquatique va s’incarner dans Petesoukhos, crocodile sacré dont le nom signifie "celui qui appartient à Soukhos", autre nom de Sobek. C’est dans la cité de Shedet, appelée Crocodilopolis par les Grecs, dans la région du Fayoum, vaste oasis saharienne de Moyenne-Egypte qui doit son extraordinaire fertilité au lac gigantesque creusé à proximité du temple, que l’Egypte entière vient l’adorer sous la forme d’un vieux crocodile somnolant sur la rive. Paré comme une idole, des anneaux d’or aux oreilles, des bracelets de métaux précieux autour des pattes, gavé de viande, de gâteaux et de miel par les prêtres, le dédaigneux reptile, vénéré parce que redouté, semble indifférent aux pèlerins qui se pressent autour de lui pour lui demander conseil, implorer sa clémence ou lui rendre hommage. Les Egyptiens craignent les crocodiles qui pullulent sur les rives du Nil, avalent les baigneurs et déciment les troupeaux. Ils cherchent à s’en protéger avec des charmes ou des amulettes. Pour se prémunir contre l’appétit insatiable de l’animal terrestre, ils vont le diviniser sous la forme de Sobek, animal sacré qui anéantit, dans les mondes souterrains du chaos primitif où il évolue, tous les ennemis de Rê. A leur mort, les crocodiles sacrés sont embaumés et entreposés dans les temples. A la fin du Moyen Empire, plusieurs pharaons de la 13ème dynastie remettent leur règne sous la protection du dieu crocodile en prenant comme nom : Sebekhotep, qui signifie "Sobek est satisfait". Seule dans toute l’Egypte à refuser de diviniser un vulgaire reptile, l’île d’Eléphantine commet l’acte sacrilège aux yeux du reste du pays de manger les crocodiles, considérés comme simple aliment de base.

 

BIBLIOGRAPHIE. mythologica.fr

  • Dictionnaire des mythologies en 2 volumes d'Yves BONNEFOY, Flammarion, Paris 1999.
  • Mythes et mythologie de Félix Guirand et Joël Schmidt (Larousse 1996)
  • Dictionnaires et encyclopédies Larousse tous types et tous siècles
  • Encyclopédie Universalis.
  • Encyclopédie de la mythologie d'Arthur Cotterell Edition Parragon 2004.
  • Encyclopédie illustrée de la mythologie de A. Cotterell et R. Storm. Editions de l'Orxois 2000.
  • Mythes et légendes du monde entier Editions de Lodi 2006.
  • Mythes égyptiens de George Hart Editions du seuil 1993
  • Nouveau dictionnaire de mythologie égyptienne par Isabelle Franco Editions Pygmalion 1999
  • Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003





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