| TITIEN. |
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xxx BIOGRAPHIE. mythologica.frTITIEN (Tiziano VECELLI ou VECELLIO, dit le), peintre de l'école vénitienne, né à Pieve-di-Cadore (Etats vénitiens) en 1477, mort de la peste à Venise en 1576. D'abord élève du prosaïste Sebastiano Zuccato, il se forma surtout dans l'atelier de Giovanni Bellini où il eut pour camarade le Giorgione, dont la manière l'influença à ses débuts. En 1507, les deux amis décoraient ensemble de peintures à la fresque la façade au comptoir des négociants allemands à Venise, appelé le Fondaco de Tedeschi. Bientôt, le Titien se rendait à Vicence, puis à Padoue où il peignait, à l'école Saint-Antoine, avec D. Campagnola, ses admirables fresques des Miracles , du saint padouan. Il dut, ensuite, achever, à Venise, après la mort du Giorgione, l'immense composition commencée par ce dernier pour le Palais des doges : l'Amende honorable de Frédéric Barberousse aux pieds d'Alexandre III. Le Sénat vénitien lui accordait une pension viagère, à la charge d'exécuter le portrait de chaque nouveau doge. De 1514 à 1518, l'artiste était à Ferrare, à la cour du duc Alphonse d'Este. A ce séjour remontent, entre autres ouvrages, ses deux Bacchanales de Londres et de Madrid, ses portraits du duc, de la duchesse et de leur fils implorant la Vierge, de Lucrezia Borgia seconde femme du duc Alphonse, et de Laura de Dianti, maîtresse du même duc, représentée nue et tenant une gerbe de fleurs. (C'est la Flore du musée de Florence.) A partir de 1518, le Titien ne quitta plus Venise, sauf en 1529, où il fit un voyage à Bologne pour s'y rencontrer avec Charles-Quint, dont il peignit le portrait équestre (musée de Madrid), et en 1545, où il passa quelques mois à Rome, sur les instances de Paul III, qui posa devant lui (portrait de Paul III au musée de Naples). Le Titien est peut-être, en Italie, un peintre sans rival pour la puissance, la souplesse et la franchise de la facture, la richesse de la matière et le naturel de l'harmonie des couleurs. Voici quelques-uns de ses chefs-d’œuvre : à Venise, David tranchant la tête de Goliath (église Santa-Maria-della-Salute), l'Assomption (Académie des beaux-arts) ; à Florence, Femme couchée, dite la Vénus au petit chien, les Noces de Cana, la Bataille de Cadore, esquisse (Offices) ; à Naples, Danaé; à Madrid, deux Portraits équestres de Charles-Quint, Vénus et Adonis (Musée royal) ; à Paris, la Mise au tombeau, le Couronnement d'épines, l'Homme au gant (Louvre) ; à Berlin, l'Adoration des bergers (Musée impérial) ; à Munich, Madone avec l'Enfant, Vénus initiant une Bacchante au culte de l'Amour (Pinacothèque) ; à Dresde, Vénus couchée (Galerie royale) ; à Vienne, Lucrèce se poignardant, Ecce Homo, l'Adoration des Mages (musée), le Martyre de saint Sébastien, Hercule étouffant les serpents (galerie Liechtenstein) ; à Londres, Bacchanale, Leçon de musique, Noli me tangere (National Gallery). Le maitre garda toute sa vigueur jusqu'à l'âge le plus avancé. La Bataille de Lépante, qu'il exécutait à l'âge de quatre-vingt-quinze ans, et la Descente de croix qu'il entreprenait à quatre-vingt-dix-sept ans et que Palma le Jeune termina après sa mort, ne laissent voir aucune fatigue. On l'ensevelit solennellement dans l'église Santa-Maria-de-Frari. OEUVRES. mythologica.frxxx
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